Deux semaines et demi d'aventure au Costa Rica
Costa Rica - Maraude nocturne le long de la plage pour aider les tortues à pondre et sauver les petits
- 5.76 km
- 71 m
- 02:02:23
Maraude de nuit (sans lampe ni appareil photo) avec les scientifiques bénévoles de la réserve Pacuare, qui protège et étudie les tortues marines (et d’autres animaux terrestres locaux).
L’idée est de parcourir la plage dans toute sa longueur de 6 km (nous n’en avons fait que la moitié, dans le noir), pour repérer les tortues sorties de l’eau pour pondre, en profiter pour les mesurer et identifier, et emmener tous leurs œufs (parfois plus de 200 en une seule ponte) dans une nurserie, pour maximiser leurs chances de naître et retourner à la mer.
Une seule sur 1000 parviendra à l’âge adulte après avoir rejoint la mer, voire encore moins maintenant avec les micro plastiques qu’elles avalent, donc autant essayer d’optimiser l’incubation.
Aucune tortue repérée sur cette sortie, mais nous avons pu observer le lendemain une libération de plusieurs dizaines de bébé tortues nées dans la nurserie.
Balade le long d’un sentier parallèle à la mer à travers la réserve Pacuare, avec un de ses responsables, pour découvrir la flore et la faune locales.
Plantes et animaux redoublent d’astuces pour optimiser l’environnement à leur avantage, c’est passionnant.
Mais « humide »… 😅
Excursion avec un guide sur un canoë à moteur, pour aller découvrir une autre facette de la faune locale, dans le Rio Pacuare ou ses afluents, et sur leurs berges.
Des reptiles, de nombreux oiseaux, quelques singes, une grande variété pour notre émerveillement.
Retour à l'embarcadère au bout du Rio Pacuare pour récupérer notre voiture de location et commencer la suite de l'aventure.
Costa Rica - Trajet en voiture jusqu'à Puerto Vuejo, sur la côte Caraïbe
- 125.91 km
- 418 m
- 02:49:50
Parmi les 26 parcs nationaux au Costa Rica, le parc national Cahuita incarne parfaitement l'engagement du pays en matière de conservation et de préservation de la biodiversité. Ce sont ses plages de sable blanc, ses récifs coralliens et ses forêts luxuriantes, qui constituent un véritable trésor naturel.
Le parc national de Cahuita tire son nom de la langue indigène : « Cawi », qui signifie l’acajou (arbre local très répandu) et « Ta », qui signifie Pointe. Littéralement : « pointe d’acajou ».
De nombreux sentiers pédestres permettent de découvrir la forêt tropicale, le récif corallien et les plages.
Nous avons eu l'occasion de rendre visite à une famille de la communauté Bribri, en rentrant dans les terres, au fond d'une vallée à quelques kilomètres de la frontière avec le Panama.
Les Bribris forment l’une des plus grandes communautés indigènes du Costa Rica. La communauté Bribri vit au sud du Costa Rica dans 4 grands territoires : Salitre, Cabagra, Talamanca Bribri et Këköldi. On trouve aussi des indigènes appartenant à cette communauté au Panama mais ils sont nettement inférieurs en nombre.
Tous les Bribris parlent l’espagnol mais ils ont aussi leur propre langage ainsi que deux dialectes.
Les Bribris vivent de l’agriculture, de la chasse, de l’élevage et de la pêche. Ils cultivent notamment des bananes, du maïs, des haricots et font leur propre cacao.

Nous avons justement eu droit à une visite des plantations de la famille (avec un test peu réussi de tir à l'arc traditionnel 😅), et une démonstration de la fabrication de boisson chaude au cacao en partant de la base, la fève de cacao.


Les cascades de Bribri se composent de plusieurs chutes d'eau. La plus populaire est la Catarata Ma-Cu, également connue sous le nom de « cascade pétillante de BriBi ».
C'est une cascade où il est habituellement possible de se baigner dans une eau limpide.
Sauf quand les pluies sont exceptionnelles, comme c'est le cas ce jour-là… 🤷♂️

Costa Rica - Trajet en voiture de la côte Caraïbe jusqu'au volcan Arenal
- 281.87 km
- 1659 m
- 04:28:56
Au moment de partir, après une nuit qui a été l'occasion pour le ciel de déverser plus d'eau qu'il n'est tombé en France en 2026 (au doigt mouillé 😅), l'agence qui organise notre voyage (les géniaux « Costa Rica Découverte ») nous prévient que la route directe par la Ruta 4 (un des grands axes du pays) est pour l'instant coupé, un pont risquant de s'effondrer.
L'itinéraire alternatif proposé impose de faire un grand détour en revenant vers San José, ce que tout le monde fera certainement. Waze nous indique alors un trajet de 7h30… 😱
Heureusement, le passage sur le pont est finalement ouvert avant qu'on arrive à l'embranchement qui nous ferait changer d'itinéraire, et nous arrivons sans encombre à destination en moins de 5h.
En cours de route, Waze aura quand même réussi à nous afficher plusieurs fois une alerte pour tempête de neige… 🤣
Superbe expérience avec un guide naturaliste, pour découvrir la faune locale qui se dévoile surtout la nuit.
Les photos en gros plan ont été faites par le guide avec son smartphone et un système d'éclairage adapté.
Il ne faut pas avoir le vertige ni détester la pluie, mais voilà une nouvelle occasion d’approfondir la découverte des plantes et animaux du Costa Rica.
Serpents mortels, araignées (dont une mygale), scorpions (pas encore croisés), singes et autres mammifères, et de nombreuses et mystérieuses variétés de plantes et arbres allant du très bénéfique au plus nocif, font qu’on préférera toujours rester bien au milieu du sentier, et avoir un guide naturaliste avec nous pour ne pas faire de bêtises. 😅
(Il manque le début de la trace.)
Aujourd’hui, nous avons marché dans la forêt pour rejoindre le Rio Celeste, d’un bleu étonnant, avec sa grande cascade et sa « Laguna Azura ».
Le bleu turquoise provient d’un phénomène physique connu sous le nom de diffusion de Mie.
La rivière Celeste est alimentée par deux rivières incolores, la rivière Buenavista et la rivière Sour. La rivière Buenavista transporte une grande concentration de particules d'aluminosilicate de petit diamètre. Sour, comme son nom l'indique, a une acidité élevée en raison de l'activité volcanique. Lorsque ces deux cours d'eau se mélangent pour former la rivière Celeste, la baisse du pH provoque l'agrégation et l'agrandissement des particules d'aluminosilicate jusqu'à un diamètre d'environ 566 nm. Ces particules en suspension produisent une dispersion de Mie qui donne à la rivière une forte couleur turquoise.
Et voilà le détail scientifique si vous avez le courage… 😅
Nouvelle visite d’une réserve naturelle, avec un guide naturaliste.
Il y a tant d’espèces animales et végétales à découvrir, de diversité d’écosystèmes au Costa Rica, c’est passionnant.
Monteverde est une forêt nuageuse (seules 1,4% des forêts mondiales le sont), c’est à dire qu’elle est principalement alimentée en eau par les nuages qui la traversent et la condensation. Même s’il fait beau en dehors, il peut « pleuvoir » dans la forêt.
Plusieurs tyroliennes, dont la plus longue d’Amérique Latine avec 1590 mètres en mode Superman, et une « liane de Tarzan », on a pris une bonne dose d’adrénaline. 🤩
Le domaine de l’hôtel est immense, à flanc de montagne, et constitué essentiellement de forêt tropicale, d’une belle rivière avec cascades, d’aménagements pour cultiver des plantes pour les repas, et d’autres pour traiter les eaux usées.
Costa Rica - Découverte des crocodiles et oiseaux du Rio Grande de Tárcoles
- 7.7 km
- 127 m
- 01:21:16
Le Rio Grande Tárcoles est le 3e plus long fleuve du Costa Rica. Il prend naissance sur les pentes au sud de la Cordillère volcanique centrale, et s’écoule en direction du golfe de Nicoya, dans l’océan Pacifique.
Nous avons vu une vingtaine de Crocodiles d’Amérique, faisant jusqu’à 4,5 mètres pour « Ossama Bin Laden » (nommé ainsi parce qu’il est souvent bien caché 😬), le plus âgé avec 70 ans.
Jusqu'à récemment, les touristes s'arrêtaient sur le pont à quelques kilomètres en amont et lançaient des poussins vivants (vendus sur place) aux crocodiles, donc ils étaient tous là-bas. Mais le Costa Rica a interdit cette pratique, et tous les crocodiles sont maintenant plus proches de l'embouchure, et moins harcelés par les touristes.
Nous avons aussi vu de très nombreuses espèces d’oiseaux, dont différentes variétés de hérons, aigrettes, spatules et autres échassiers, des Aras rouge en vol.
Costa Rica - Trajet en voiture jusqu'au Parque nacional Manuel Antonio
- 89.02 km
- 598 m
- 01:44:04
Le parc Manuel Antonio s'étend sur 683 hectares et offre une grande variété de paysages magnifiques. Entouré d'une forêt tropicale luxuriante et très humide, il offre sur ses sentiers la possibilité d'observer des singes capucins, des paresseux, des coatis, des ratons laveurs, des iguanes et de nombreuses espèces d'oiseaux, ainsi que le singe écureuil, endémique à Manuel Antonio. (Nous n’avons pas tout vu.)
La pointe Catedral, qui relie les plages de Manuel Antonio et d'Espadilla Sur, est un site d'une beauté naturelle exceptionnelle.
Costa Rica - À la recherche des baleines dans le Parque Nacional Marino Ballena
- 68.79 km
- 244 m
- 03:43:06
Embarquement à côté de la célèbre plage en forme de queue de baleine d’Uvita pour un tour en bateau pour observer les dauphins et les baleines à bosse.
Les baleines viennent ici en cette saison pour donner naissance aux baleineaux, dans des eaux plus chaudes qu’au large du Chili, où elles se trouvent le reste de l’année.
Nous n’avons vu qu’un mâle, qui passe jusqu’à 45 minutes sous l’eau entre respiration en surface (les baleineaux et leurs mères font surface en gros toutes les 5 minutes). Autant dire qu’on n’a pas vu grand chose, c’est le principe de l’observation en milieu naturel.
Nous avons aussi vu deux groupes de dauphins d’espèces différentes.
Et nous avons pu profiter d’ananas fraîchement coupés lors d’une pause sur la Playa Piñuelas.
Une belle sortie, malgré le peu d’animaux vus.
Décors de rêve et belles vagues de l’océan Pacifique. 🤩
Une dernière excursion dans un parc naturel de protection de l’écosystème naturel du Costa Rica.
Il y a 50 ans, il y avait là des exploitations agricoles, et maintenant une forêt secondaire s’est reformée toute seule, et la faune est diverse et nombreuse. La nature est formidable.
En bonus, déjeuner tout à fait traditionnel à la station Sirena où résident et travaillent les gardes du parc et des scientifiques qui en observent la vie et les habitants.
Costa Rica - Trajet en bateau pour revenir du Parque Nacional Corcovado
- 29.89 km
- 246 m
- 00:51:46
Ce court transport jusqu'à l'île pour aller faire du snorkeling aura été l'occasion de voir des dauphins, une baleine et un couple de tortues, pas mal !
Pas simple de faire de bonnes prises de vue avec une GoPro quand on fait du snorkeling dans les vagues.
Mais c'était bien mieux en vrai que sur les images, avec de nombreux poissons colorés, de toutes tailles, et plusieurs tortues.
Après notre première séance de snorkeling, pause sur une plage pour se reposer un peu et profiter du paysage.
Isla del Caño ne fait heureusement pas partie des Cinq Morts, bien qu'elle ne soit pas très éloignée de Isla Nublar. Aucun dinosaure vindicatif en vue, ouf !
Seconde session de snorkeling avec plus de fond, dans l'espoir de voir des requins de récifs, mais ça n'a malheureusement pas été le cas.
Et mon Strava a raté sa mission, aucune trace enregistrée. 😔
Des vagues juste de la bonne taille pour s'amuser et donner quelques frissons sans prendre de risque, dans une eau bien chaude (trop, malheureusement), difficile d'y résister.
Costa Rica - Trajet en voiture jusqu'au Parque Nacional Los Quetzales
- 147.84 km
- 4908 m
- 02:48:14
Le passage en très peu de temps du niveau de la mer à 3 300 mètres d'altitude nous a (logiquement) fait perdre 18 degrés, de 32 à 14°C, le choc ! 🥶
Mais nous n'allions pas rater l'occasion de passer dans les montagnes, et d'aller là où nous avions les meilleures chances dans tout le pays de voir des quetzals.
L'occasion aussi de passer par le Cerro de la Muerte (col de la mort 😅), le col à 3 300 mètres, sur la Ruta 2 (route n°2), une des deux portions costariciennes de la célèbre Route panaméricaine.
Avec une seule voie de chaque côté la plupart du temps, se retrouver derrière un énorme poids-lourd qui avance très lentement permet de tester sa patience.
Petit trail sur un bout de forêt appartenant à notre lieu de résidence pour la nuit, à San Gerardo de Dota.
L’endroit est normalement parfait pour observer le fabuleux Quetzal, mais nous n’en avons vu aucun.
De nombreux colibris étaient là par contre. 🤩
Et pas mal de traces de tapir (empreintes et excréments), animal que nous n’avons malheureusement pas vu durant le séjour.
Nous avons beau être dans le Parque Nacional Los Quetzales, cet oiseau mythique reste très difficile à trouver.
Après un départ à 6h du matin, et 2h de trail dans la forêt avec un guide spécialisé, nous avons failli rentrer bredouilles.
Heureusement, au tout dernier moment, les sifflements du guide ont trouvé une réponse dans les immenses arbres touffus, et nous avons enfin eu le privilège d’observer quelques instants ce merveilleux oiseau. 😍
Retour à San José et son aéroport en évitant les grands axes, en restant au maximum sur les crêtes et à flanc de montagne, dans de superbes paysages.
Et petite étape au McDonald's local pour voir si les menus sont différents. 😅
Snif, c'est déjà fini. 😔
Mais on a bien profité de nos 17 jours au Costa Rica ! ❤️❤️❤️